Le statut de loueur en meuble non professionnel ou LMNP touche les personnes qui n’ont pas rempli les conditions exigées au loueur en meuble professionnel (LMP). Pour entrer dans le cadre du LMP, il faut s’inscrire au registre du commerce et des sociétés, afficher un chiffre d’affaires supérieur à 23 000 euros et exercer une activité générant plus de la moitié des revenus. Mais comment perçoit-on le LMNP au niveau social et fiscal et dans quel type de programmes peut-on en profiter ? Des questions que nous tâcherons de répondre dans les prochaines lignes.

Les aspects sociaux et fiscaux du LMNP

La location meublée en général est une activité qui relève de la catégorie BIC (bénéfices industriels et commerciaux), au regard de l’impôt sur le revenu. Notons que l’investissement LMNP permet d’acquérir des logements meublés destinés à l’habitation qui sont assujettis à un bail commercial meublé auprès d’une entreprise preneuse qui loue ces locaux, avec services, aux locataires finaux. La location meublée non professionnelle s’exerce le plus souvent au travers d’une entreprise soumise à l’impôt sur le revenu comme la SNC ou la SARL de famille ainsi qu’en nom propre. Au niveau comptable, tous les actifs concernant les biens mobiliers et mobiliers sont donc amortissables tandis que les frais de notaire et les frais de commercialisation ne sont imputables que sur des rétributions de même nature.

Quand peut-on utiliser le statut LMNP ?

L’investissement locatif traditionnel est parfait pour le statut LMNP. Si par exemple, un salarié dispose d’un apport personnel moyennant les 70 000 euros, celui-ci peut parfaitement avoir, en réalisant un crédit, un studio dans une grande ville. Par la suite, il peut utiliser les loyers pour permettre le remboursement de l’emprunt. L’investisseur sera par ailleurs exonéré d’impôt sur les revenus de la location meublée durant dix ans. Cette alternative permettra alors de se constituer un patrimoine immobilier tout en bénéficiant des recettes locatives non fiscalisées.